SOTO et MOI
Etait décembre 2002, je venais d'arriver en France, tout semblait nouveau (au moins pour moi), de nouvelles odeurs, de nouvelles couleurs, de nouveaux mots, de nouveaux sons... dans ces jours j'ai décidé de passer Noël avec la famille venezuelien-française à Paris, entre notre première tombé de neige et quelques hallacas (repas typique du Venezuela), nous décidons de faire un peu de tourisme parisien : Montmartre, Eiffel et le Centre Pompidou.

En marchant entre des oeuvres de Dalí, de Picasso, de Klimt, je me suis arrêté dans une sculpture, elle était petite et facilement j'aurait pu la prendre avec mes mains, cette pièce me voyait et elle riait de moi, il y avait quelque chose réellement étrange, des souvenirs d'enfance venaient et partaient, des excursions scolaires où crier et courir ils étaient permis, à cet âge tout était grand, les enfants nous entrions à ce grand musée : il y avait des raies et les couleurs qui bougeaint, nous pouvions rentrer dans les "pénétrables", où le son changeait et il se fusionnait avec nos cris, les sables qui se mouvaient, des tubes verticaux que rotaient et ma maîtresse criant : "Ne pas toucher!" Trois minutes plus tard, je me suis souvenu de moi même entouré de touristes dans le Pompidou, et je me suis aperçu que Maria était toujours à côte de moi, et je lui ai dit : Marie cette oeuvre est à Jesús Soto, elle m'a répondu avec un : "Comment sais-tu ?", et je lui ai dit "j'ai passé mon enfance avec elle", nous nous approchons pour lire les petits caractères qui est dans le côté et il était le Maître. Trois ans plus tard Jesús Soto meurt dans la même ville où je l'ai reconnu, je ne me suis pas retenu de pleurer parce qu'une partie de mon enfance s'est envolé avec lui.



